Obok de Gérard Manset, liens (interview, textes)

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24 juillet 2006 par L'Ornitho

Ca y est, le nouvel opus du plus mallarméen des compositeur-interprète, je veux nommer Gérard Manset, est dans les bacs (les disquaires vont pas le crier sur les toits… s’ils connaissent « l’ami Gérard »).
« Obok » (chez EMI-Virgin), accompagné d’un bouquin d’une cinquantaine de pages (« 9 alternatives à Obok ») en « antichambre » du disque, écrit pour, je cite : « resserrer le spectre des interprétations »… (par rapport au public qui se crée un « univers Manset » personnel et fantasmatique).
I2d0nwREz3Bref, seulement 2 années depuis « le langage oublié »* de 2004… Comme toujours, un disque d’anthropologue du monde par le verbe et, ici, plus proche de l’enfance ; il définit son œuvre, ses compositions comme une transposition du regard plus que de l’écoute, de l’oreille ; par ailleurs il est aussi excellent photographe.
Se définissant comme un « anti-Johnny », il chante depuis 1968 et l’image d’un individu compliqué, d’un chanteur noir (sombre oui!) et intellectuel vivant en ermite lui colle à la peau, image qu’il a favorisé voire entretenu largement, ne se produisant JAMAIS en concert (plus difficile encore que Polnareff!) et refusant d’entrer en contact avec le « public ».
Beaucoup le voient comme un chanteur hippie, mais c’est une erreur car Manset est nettement plus ancré dans la réalité, et l’écoute de ses différents albums (18 en tout, de « Animal on est mal » à « Obok ») est à ce titre surprenante… bref oubliez l’image collée suite au succès de « Il voyage en solitaire », morceau culte du début des seventies…  En outre, il est le compositeur de « Capitaine courageux (album « Revivre », 1992 – mon préféré, le plus « anthropologue »…) qui donne son nom à mon adresse mail, et qui est le titre du travail d’écriture (carnet de bord!) remis lors de l’examen d’entrée à l’INSAS en 1999, écrit d’une traite en une longue nuit blanche accompagné par l’album…
Si vous cherchez un équivalent, une comparaison nous citerons Jean-Louis Murat, qui lui doit pas mal… eh oui, et il le revendique… mais pas assez…
Interview complète sur :
Textes de Manset (89 textes sur la page, songs depuis 1968) : http://sitecon.free.fr/mansetparoles.htm
« capitaine courageux
dans l’univers orageux
Ciel sans fin poussière du monde
noir d’abysses poulpes blondes
Et le navire continue
Allant dans sa coque nue
La tête à côté du corps
seul un robot parle encore
Si seulement t’avais connu la terre
du temps des océans
des continents verts
de la mousse des plantes
Et je pleure sur lui qui va
lentement suivant la pente
Masque blanc vétements d’amiante
Capitaine que le vide entraîne
ta peine comme pollen
dans le grand tumulte des cieux… »
Fabuleux!!!! mallarméen à mort!.  J’adore!. (transcription libre et subjective du vrai texte, mais avec les couplets fonction de mon ressenti, ndlr.).
* espérons cette fois sans le « Copy Control » de chez les enc… d’EMI… qui ne vous laissent pas le choix du support d’écoute… fuck!.
Capitaine courageux!.
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