Chronique barcelonaise (noise, niaise…?)

Super!. Notre camarade Barcelonorégien de Haute-Sambre à dit oui…  Oui à un billet d’humeur – selon SON humeur – écrit depuis Barcelona… Il y traitera de ce qu’il juge utile, à nos sens, à notre bon sens, à notre déroute  hum… comment dire… humoristique, morale, culturelle, politique ou tellipontaine…
 
Il s’adressera donc à nous, internautes ornithoynguodépendants… ce qui je pense ne fera qu’aggraver nos cas… Welcome Marcochounet, grand spécialiste en bidochonnerie andorrane et autres sous-moeurs…
 
L’Ornithorynque.
 
Première Chronique : 17/01/2007
Sortie sud de Charleroi, cap 183 degré Sud sud Ouest, à vol d’oiseau à peine plus de mille kilomètre. Bien calée entre mer et montagne, une des plus belles villes du monde: Barcelona. Oh!, je vous entends penser d’ici: toros, tortillas, sangria et flamenco… Euh, comment dire? NON!
Bon, par où commencer? Le mieux, ce serait un petit tour de la ville, partons du port. Dos à la mer (patience, on y viendra, à la Grande Bleue), au pied d’une colonne en bronze au sommet de laquelle un typeen jupe indique une vague direction au sud-ouest. 1ere leçon élémentaire: ce type en jupe là-haut n’est pasune publicité pour les créatures ambiguës qui négociaient leurs charmes dans les environs jusque il n’y a pas si longtemps… C’est Christophe Colomb.  Retenez ce nom, il nous servira pour plus tard. Bon, revenons à notre affaire et laissons les travelos en l’air. Face à nous, donc, les Rambles: une longue et large (raaaaah!) avenue semi-piétonne, plantée d’arbres, de kiosques à journaux et de drôles de types dont certains en jupes, d’ailleurs, décidément, c’est une manie (eh quoi, fjeu, on est au Brésil ou à Barcelone, faudrait savoir!). Ne vous inquiétez pas, ce sont des statues. Enfin, des statues vivantes qui s’animent lorsque d’un geste auguste et magnanime le bienveillant touriste baguenaudant daigne laisser son obole dans le récipient disposé à cet effet. Encore que récemment les autorités de la Ville aient voulu limiter le nombre desdites statues et leur territoire, parce sinon y en avait partout, résultat on ne savait plus qui était touriste et qui était mime, donc la moitié des passants s’agitaient dans l’espoir que l’autre moitié leur jette la piécette tandis que la troisième se précipitait pour ramasser tout ce pognon gaspillé, faut pas gâcher ce serait dommage, résultat donc, impossible de circuler sur une des plus belles avenues du monde, ça faisait un peu désordre… Comment? ça fait beaucoup de moitiés? Oui, bon, c’est normal, Barcelone est vraiment un lieu très riche en découvertes. Mais bon, arrêtez de me distraire parce qu’à cette allure, on n’est pas rendu. Frayons-nous un chemin dans la foule et remontons vers Plaça Catalunya.  Les énergumènes en maillot de foot et sombreros mexicains qui se déplacent en troupeaux ne doivent pas vous effrayer, ce sont des touristes anglais, ils dessaouleront d’ici deux ou trois jours mais ils ne sont pas dangereux, du moins pas avant la nuit tombée… Comment? Non non, ce n’est pas qu’ils mordent, disons que les traces de leur présence ont quelque chose de plus… visqueux! Vous y êtes? Je vous rassure, nous verrons plus tard pourquoi en examinant de plus près la diète du touriste crétin, mais pour l’instant il n’est pas encore l’heure de manger. Bon, en attendant, nous voilà arrivé Plaça Catalunya, que désormais nous prendrons comme repère au cours de nos pérégrinations. Bon, c’est une place, quoi. Une très grande place. Avec parc, fontaines, larges avenues la bordant, du monde à skêter, fjeu, le Seminole Hard Rock Café pour ceux que ça intéresse, une très très grande place quoi. On la traverse en obliquant un peu vers la droite. Devant nous, une autre avenue… (tu sais quoi fjeu? J’ai un pote qu’est allé à Barcelone, c’est plein d’avenues et de types en jupe, je n’vois vraiment pas ce qu’il y trouve d’extraordinaire!) C’est le Passeig de Gracia, quelque chose comme les Champs Elysées, la 5th Avenue et Oxford Street, le soleil en plus et bordée de bâtiments Art Nouveau délirés par Antoni Gaudi et ses amis. Voyons donc un peu la recette du bâtiment Art Nouveau, assez justement qualifié "d’art nouille" par ses ronchons de détracteurs (qui a dit Massey-Fergusson? Qu’il se dénonce! Petit canaillou, va). Vous prenez un bâtiment, peu importe, le premier qui vous tombe sous la main. Oui oui, ça peut être une maison, un bureau de poste, que sais-je encore?! Comment? Euh… Oui, la niche du chien, si vous voulez, mais bon, faut quand même qu’il s’agisse d’un très gros chien, hein, ou alors avec une famille nombreuse, les cousins, la belle-famille et tout et tout… Une niche de quatre étage avec cinquante mètres de pignon et une porte cochère. Bon, vous prenez la maison par les coins et vous commencez à tirer un peu, un peu plus, gnnn, un petit effort, voilà, jusqu’à donner à l’ensemble la silhouette d’une bombonnière Louis XV. Bon, si ça déborde, ne vous inquiètez pas, on arrangera plus tard. Avec une spatule, une pelle, une raquette de tennis enroulée de scotch ou n’importe quel outil disponible qui vous semble idoine (idoine, j’aime beaucoup ce mot, ça me fait penser à un gros lézard!), vous enduisez votre bâtiment avec n’importe quelle matière suffisamment gluante (non non, pas la peine de rappeler ce groupe de touristes anglais, du ciment frais suffira), vous prenez quelques pas de recul et vous commencez à jeter contre la façade fraîchement enduite des coquillettes Barila no7 (les grosses, avec de jolies cannelures, raaaah!) provenant d’un paquet qui traînait par là, non moi non plus je ne sais pas pourquoi. Vous rajoutez par-ci par là un peu de mosaïque (le plateau de la petite table d’appoint Expo’58 que votre grand-mère avait remisé au grenier parce qu’elle était bancale… je veux dire la table! Pas … fera parfaitement l’affaire), vous collez sur les vitres de petits bouts de gélatine d’éclairage (que vous pouvez vous procurer en suppliant à genoux notre Grand Manitornythorinque de vous laisser ses chutes, ça et du scotch il en a toujours de rab’ après son dernier spectacle ;-), de petits morceaux de gélatine multicolore, donc, pour faire genre "Et moi j’ai les moyens de faire installer des vitraux à mes fenêtres, et puis c’est quand même plus joli que les ouvrants-tombants triple vitrage en PVC blanc avec imitation croisillons que l’aut’ plouc d’en face vient de faire placer à son coron d’barakî" Bon, c’est vrai que ça isole moins mais avec 17 degré de moyenne en janvier on va pas chipoter, non? Voilà. A présent, vous traversez en regardant bien à gauche puis à droite, vous vous retournez et, ô surprise, ô merveille, ô vieillesse ennemie (NDLR:?), vous contemplez un exemplaire assez convaincant d’Art Nouille. Vous pouvez aussi ajouter quelques compléments décoratifs: du fer forgé, des statues (lâchez ce mime! Vous le faites exprès ou quoi?), un gros lézard (si si, c’est tout à fait idoine*), c’est au goût de chacun.
Voilà pour aujourd’hui.
 
La prochaine fois, en plus de la recette du Catalan à la sauce autonome, nous continuerons la visite de l’Eixample (en wallon carolo, prononcez Èy’châmb’lah! Je vous expliquerai) en nous dirigeant vers la Sagrada Familia (voir figure 7), juste à côté de laquelle votre modeste et exténué serviteur va à présent jouir (re-re-raaaaaah!) d’un repos bien nécessaire et, vous me l’accorderez, tout àfait mérité (ou est-ce l’inverse?). Comme on dit ici, Adeu siau ("A-déhou siouw-haw", en français de Belgique, quelque chose comme "Adieu, Ô mon noble ami sioux!" Mais bon, fonctionne aussi si vous avez des amis carolos)

Signé: Longlostgoodbyestrangerinzenaille-te, aka Marc

*: Ouais fjeu!!!! J’ai réussi à placer trois fois "idoine"** dans le même paragraphe sans que personne ne s’y attende. Toi aussi joue à "J’enrichis mon vocabulaire avec l’aut’ pèy’ qui n ‘arrête pas d’faire son malin qu’on n’comprîn rîn à ç’ki raconte, fjeu", le nouveau jeu d’esprit pour nous, les carolopithèques de goût!  N’empêche que pour le lézard, c’est VRAI, na!

**: et tout ça sans rajouter "franco-belge"… Ah non, merde, raté. Par contre, ça fait quatre fois "idoine"… Non, merde, cinq…

 
 
Merci Marc, parfaitement Idoine à l’esprit… caméléon de ce Blog ornitho…
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5 réflexions sur “Chronique barcelonaise (noise, niaise…?)

  1. Ouais, et promis c’est "zéro censure"… Mon nabo Tibère?  Qui joue à Ibère gagne… bienvenue aux fans de l’Idoine…

  2. Pas de censure, cela va de soi (quoique)!
    Peut-être une mise en page un peu plus esthétique? 😉
     
    Chouette iniative en tout cas…mis à part qu’on a pas fini d’entendre parler du "superbe-temps-qui-fait-ici-dans-le-sud"

  3. C’est reçu par mail ; Yahoo, je reçois le tout en une colonne looooooooongue de 4 mots de largeur pas idoine (et de 3!), pour les retours à la ligne, je te raconte pas… mais j’ai déja retravaillé la forme ; et en respectant le texte, sa ponctuation etc…

  4. Aahhh Marc, O noble ami ,toi qui est si près du musée Joan Miro (si si!!!), je suis heureux de pouvoir te relire.
    Amitiés au long cours
    Fabien

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