long, long song : Alla Fiera Dell’Est : Branduardi (1976)

"Ma, come se dice "Long, long song" in italiano… Io no lo sei!!!".  Ce que je sais, par contre, c’est que la langue italienne est d’une beauté sans nom… Inutile de parler de Dante et sa surnaturelle "divine comédie"… wouaw!.  Suis "fan" de Moravia, aussi…
 
 Et Branduardi?  Figure singulière de la Folk Song italienne que j’admire depuis l’adolescence (découvert vers 76/77) ; chanteur, poète, exceptionnel guitariste, capable de vous entrainer dans l’histoire, dans la littérature, de chanter en italien, bien sûr, mais aussi en anglais, en français, voire en allemand.  Singulier disais-je, et au dela de la coiffure…  A qui le comparer (si tant est que cela soit nécessaire!)?  A Bob Dylan, pour le côté folk singer ; à Leonard Cohen ou Cat Stevens pour la poésie des textes, à un troubadour médiéval, à un Hackett ou un Steve Howe pour la qualité (égale à eux) de son jeu de guitare…  Voire même une présence scénique type "Genesis", quel conteur, quelle énergie (alors!)…Ou même est-il à la chanson ce qu"Umberto Eco est au roman… IL est souvent catalogué comme "chanteur de rock progressif", ce qui n’est pas faux… lol.
 
S’il écrit ses textes, avec sa compagne souvent, il collabore avec Peter Sinfield, poète anglais pour la traduction de ses textes en anglais.  Sinfield… le même que…?  Et oui, le Sinfield qui écrit pour King Crimson (In the court, … c’est lui), Emerson Lake & Palmer, Chris Squire…
Ce qui est intéressant c’est que Sinfield, outre les chansons qui n’existent qu’en anglais pour les albums "UK" de Branduardi, va au-delà d’un simple travail de traduction, si celle çi ne tient pas, il réinvestit le texte, en poète.  Je dis cela, car en français – Maria Déï – il est mal tombé : il a pour traducteur, maintenant mort (ouf), le compositeur pour chèvre ou fiturs staracadémisables (-nables!), le trop bien connu Etienne Roda-Gill… Mais si Julien Clerc etc… Qui a le don de dénaturer les textes de Branduardi ; heureusement il touchait pas à la musique.  Il a aussi chanté en italien des textes du poète irlandais William Butler Yeats, d’une manière remarquable.
 
Chanteur culte de la fin des années 70, des 80, avec sa musique et ses textes finalement intemporels,  peut-être lui reprocherais-je (phénomène lié aux médias?  En Italie les médias… aïe aïe!) de glisser du folk singer au chanteur de variété… bien qu’encore il sorte des albums culturellement remarquables (albums de chansons médiévales et courtoises, avec le respect de la langue – en vieux français, italien ou allemand, qui va plus loin que la simple étude "muséale" ; ou bien encore ce très bel album sur la vie de Saint-François d’Assise).
 
Ici, donc, une chanson en italien (la moindre des choses), en long long song, inspirée d’une chanson traditionelle juive ; "Alla fiera dell’est" – en anglais "At Highdown Fair" et en français, c’est futé, "A la foire de l’est"…
 
La vidéo est live, date de 2001, je pense.  Je préfère "l’abrupt" de la version album de 1976, ici l’intro est trop "propre", moins brute de fonderie, moins dans les tripes.  Dés qu’il chante on retrouve toute la beauté de l’original, et avançant, on retrouve une des caractéristiques de Branduardi : l’énergie, la tonicité vocale particulière qui lui appartient, vers les 4’…  En "bonus"… j’y viendrai plus loin…
 
"Alla Fiera Dell’Est" : basée sur un chant traditionnel juif – Angelo Branduardi (1976).
 
 
"Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il gatto, che si mangiò il topo, che al mercato mio padre comprò
E venne il gatto, che si mangiò il topo, che al mercato mio padre comprò
Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il cane, che morse il gatto, che si mangiò il topo
che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il bastone, che picchiò il cane, che morse il gatto,
che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il fuoco, che bruciò il bastone, che picchiò il cane,
che morse il gatto, che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne l’acqua che spense il fuoco che bruciò il bastone che picchiò il cane
che morse il gatto, che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il toro, che bevve l’acqua, che spense il fuoco,
che bruciò il bastone, che picchiò il cane,
che morse il gatto, che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E venne il macellaio, che uccise il toro, che bevve l’acqua,
che spense il fuoco, che bruciò il bastone, che picchiò il cane,
che morse il gatto, che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E l’angelo della morte, sul macellaio, che uccise il toro, che bevve l’acqua,
che spense il fuoco, che bruciò il bastone, che picchiò il cane,
che morse il gatto, che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò
E infine il Signore, sull’angelo della morte, sul macellaio,
che uccise il toro, che bevve l’acqua, che spense il fuoco,
che bruciò il bastone, che picchiò il cane, che morse il gatto,
che si mangiò il topo che al mercato mio padre comprò.

Alla fiera dell’est, per due soldi, un topolino mio padre comprò"

 
Alors, qui n’a jamais entendu cette chanson?.  La version n’est pas ma préférée, je le redis, trop esthétisante.  Pas le côté "rock" – mais si – de l’original… perte en énergie (il vieillirait?).  En bonus :
 

 En français… nein!.  Un véritable artiste! Non?.

Site : http://www.angelobranduardi.it/fra/home.htm

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5 réflexions sur “long, long song : Alla Fiera Dell’Est : Branduardi (1976)

  1. Dis donc Patoche, tu sais en quelle langue il chante "A l’entrada del temps clar?"… Ben oui, c’est de l’occitan, la langue des troubadours, autant dire une variante dialectale du catalan parfaitement compréhensible ici, avec juste quelques différences orthographiques… Tu vois que la culture qui me séduit tant fini par te toucher toi aussi ( Viens du côté obscur, jeune Skywalker!).Ci après un lien en català des Baléares où tu trouvera un échantillon de poésie dans cette même langue internationale dont beaucoup de philologues pensent qu’outre la langue de courtoisie du Moyen-âge, elle était aussi la Lingua franca de toute la Méditerranée… http://www.mallorcaweb.com/magteatre/foix/sol.htmlSi ça ne t’embête pas, je voudrais en traiter lors d’une chronique à venir… après la seconde qui viendra la semine prochaine et qui est en bonne voie. Si pour une quelconque raison ça te défrise le peu de capilosité restante, ô mon chauve velu préféré, Fais le moi savoir. Je suis en train de me monter moizôssi un blogue à l’adresse: http://pelcamiditaca.spaces.live.com/blog/, où je pense justement traiter, outre de mes pérégrinations, de divers aspects de la culture catalane et des points communs notre désormais perdue culture de latins du nord…

  2. Mais voila qui est bien intéressant, en effet.  Je prends note et acte.  TU sais que la culture me touche d’instinct… eth oui, la supériorité (primauté pour le moins!) chez moi de l’instinct sur la raison… mais soit.  Ta chronique t’appartient, ami qu’a talent.  1 x semaine, c’est génial, mais va à ton rythme, d’ici peu j’aurai du mal à suivre le mien, de rythme (reprise répétitions…).  Bien bien que tu "déblog, too…).  A très bientôt sur celui-là.  C’est comique, c’est comme si tu avais un ambassade en ornithorynque land, lol.  J’adhère à ton souci culturel de manière idoine (c’est le mot de la semaine!).

  3. Angelo Branduardi est un artiste que tu m’as fait découvrir (tout comme de nombreux autres d’ailleurs il faut bien l’avouer) et que je continue de découvrir.
    La trilogie des albums Futuro Antico est un bijou : en plus d’"a l’entrada del temps clar" qui est également une de mes préférées, j’y ajoutrais avec un plaisir non dissimulé "Comment qu’a moi" et "Scarbourough fair" qui sont de vrais petites perles, de même que la totalité de L’infinitamente piccolo (soyons fou!!!).

  4. Et bien cher Fabien, tu m’apprends qu’il y a là une trilogie Futuro Antico… et "comment qu’à moi lontaine" est itou une de mes préférées… vais redescendre là dedans (houhou les barbares du passé, 41 ans de calvitie évolutive vous contemple…)…

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