Quand la F1 se met au vert…

La Formule 1, culturellement devenue un grand cirque télévisuel, est une discipline sportive (oui, encore, un peu) qui sait soigner son image… Loin des remous exotiques (Bahrein, Malaisie,…) de son actualité immédiate, la formule 1 prépare sa mutation, en termes de technologie.
 
Le prochain défi, virage idéologique, sera écologique ; mission : récupérer l’énergie, et plus exactement exploité l’énergie cinétique. C’est prévu pour l’horizon 2009.  Il s’agit bien entendu, les dirigeants de la F1 est un milieu économique intéressé par le profit, de la survie des championnats mondiaux automobiles, puisqu’on en arrive à vouloir interdire le sport automobile, dit inutile et polluant (c’est un peu oublier rapidement le rôle technologique et novateur de ces disciplines sportives).
 
Néanmoins, je ne veux passer sous silence quelques chiffres, et suis agréablement  étonné de la politique d’environnement de la Fédération Internationale Automobile (FIA), qui depuis 11 années, a mis, secrètement (loin des médias – ça s’appelle anticiper et ménager ses effets!) sur pied un plan de reforestation au mexique.
 
(Extrait d’un article paru dans F1live.com, signé Thomas Mayor – un nouveau qui produit des articles intelligents, qui ne relèvent pas exclusivement de la dépêche et du communiqué, ENFIN).

Pour parer au risque de l’interdiction du sport automobile, la FIA, qui organise les championnats automobiles mondiaux, a pris les devants,décidant de faire de la Formule 1 le pionnier de la recherche «verte». L’idée consiste à utiliser les énormes budgets dont disposent les écuries pour faire progresser en quelques mois des recherches qui, sans l’urgence de la compétition, auraient nécessité des dizaines d’années aux constructeurs automobiles".

 
Le Britannique a d’ailleurs décidé de compenser l’émission de gaz carbonique engendrée par la Formule 1. Un calcul complexe a permis de déterminer la pollution générée par les 22 voitures au cours d’une saison, ainsi que par le déplacement des membres des écuries en un an. La FIA a ainsi lancé un programme qui consiste à planter des arbres au Mexique afin de neutraliser la pollution de la F1, et qui fonctionne depuis 11 ans déjà dans la plus grande discrétion.
« Grâce à ce programme, la Formule 1 est nettement plus écologique que l’athlétisme, par exemple, qui ne compense pas la pollution engendrée par ses déplacements. »

Les déplacements, c’est en effet le fond du problème: pendant le week-end du Grand Prix d’Australie, les deux monoplaces d’une écurie ont consommé en moyenne 750 litres environ. Ce n’est pas rien, mais cela correspond à 3 minutes et demi de vol d’un Boeing 747-400.

Tandis que le déplacement des 100 personnes et du matériel envoyés par les grandes écuries à Melbourne représentent 51 tonnes d’essence. Le carburant consommé par deux monoplaces pendant le week-end ne représentent que 1.5 % de la consommation totale de l’écurie. Un sport pollue surtout par les déplacements qu’il engendre, ce qui fut donc pris en compte pour le programme de compensation du CO2.

Arguments en mains, Max Mosley espère que la neutralité de la F1 sur un plan écologique, ainsi que son utilité pour la recherche verte, lui permettront de convaincre les politiciens.

Ca va nous changer la F1… Ca ne lui fera peut-être pas de mal, elle en a bien besoin.
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