Vous avez écrit Théâtre, 7 : Meyerhold (divers)

Bon, vais pas me laisser abattre par une connexion internet défaillante… mais vais pas faire un chapitre Brook (on est mercredi), qui me demande environ 4h. de travail, au cyber!.
 
Alors pendant un temps indéterminé, mais que j’espère le plus court possible, quelques courtes notes de Meyerhold, pertinentes, amusantes ou qui font avancer mon schmilblick ; et les textes vous seront soumis quotidiennement. Ils tourneront autour du travail du metteur en scène, son évolution, la relation avec le comédien, le public…
 
 Aujourd’hui, à la joyeuse attention de ceux qui nous traitent de gentils (pas toujours!!!) intelos… Et petit rappel aux ceusses qui veulent nous apprendre le théâtre « comme il devrait être » du haut de leurs auditorium universitaires : le théâtre est basé sur la connaissance de sa pratique, du plateau, pas d’une « vision cosmétique » de l’intelect qui, accessoirement, peut – et encore – venir ensuite nous éclairer, ou nous faire rire (et souvent pleurer face à tant de connerie!)… Je vous ai dit ma haine des théâtreux « Mon-cul-sous-un-banc », des « praticiens-assis-sur-une-chaise »..?
 
« Vous dites « Théâtrologie », mais je ne sais pas ce que c’est. Les savants débattent entre eux sur les conclusions lointaines, ultimes de la science, mais tous sont d’accord pour dire que l’eau bout à 100°. Dans notre domaine, de pareilles vérités de base ne sont pas encore établies. En tout règne un total désaccord! La première tâche de la « théâtrologie » consiste à établir une terminologie unique, et à formuler des « vérités de base ». Alors seulement, elle pourra prétendre au nom de science. Mais je crains que nous n’en soyons encore loin… Vous attendez de moi que j’écrive un épais volume sur mon expérience de metteur en scène, mais je pense, moi, à un petit livre tout mince, presque une brochure où j’essaierais d’exposer quelques-unes de ces vérités de base. Et pour ce petit livre, j’ai besoin de toute mon « énorme » expérience. Seulement, je ne sais pas si j’aurais suffisamment de temps pour être court, comme l’a si bien dit quelqu’un… »(1935).
 
Alors, en retour au « great quizz » de notre Marcounet d’Ithaquie, et à Chaplin, petite bricole de Meyerhold (biz, Marc!) :
 
  « Quand je pense à Chaplin, ce qui me frappe c’est que ses films ne comportent rien de neutre artistiquement. Ils n’ont rien de commun avec ces spectacles d’acteurs célèbres qui, à la fin du siècle dernier*, se produisaient dans différents théâtres et où, à côté du jeu génial de l’acteur-vedette, il y avait toujours n’importe quoi. Comme acteur, Chaplin est grand, mais rappelez-vous ne seraient-ce que les gamins vendeurs de journaux, au début et à la fin des Lumières de la ville, ou encore le boxeur à l’amulette, et vous comprendrez quel grand metteur en scène il est aussi. On peut apprendre chez lui la façon qu’il a de faire, légère, fugitive ».
 
Subversif et anti-bourgeois (pléonasme?) :
 
« J’estime que l’époque de la poudre en art n’est pas encore passée, et les larmes humidifient la poudre. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas l’art sentimental« . – Et moi itou!.
 
Voila pour aujourd’hui!
 
* : Ca existe toujours… même si ça fait plutôt de la télé…
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