Désamour dialogue (Lasker-Schüler/Benn)

 
En écho à "l’image du jour", mais aussi à mes lectures du moment – je suis content j’ai passé hier plus de temps dans mes bouquins que sur internet*!.
 
Dialogue du désamour… ça pourrait s’appeler. Petit poème de Else Lasker-Schüler dédiée à "Giselheer" – le barbare, c’est à dire Gottfried Benn, écrit en 1912 et la "réponse" de notre Benn barbare, en 1913 dans" Ici-bas, pas de consolation". Il aura une courte relation avec Else en 1912. Une allumée capricieuse…
 
"Dernier chant à Giselheer" 1912 (Else etc…)
 
"Je dérobe au cours des nuits
Les roses de ta bouche
Pour qu’aucune femme ne puisse s’y désaltérer
 
Je suis le bord de ton chemin
Qui te frôle
S’effondre".
 
 
"Ici-bas, pas de consolation" 1913 ( Benn le Barbare…)
 
"Personne ne sera le bord de mon chemin
Laisse donc tes fleurs se faner
Mon chemin coule et va tout seul.
 
Deux mains sont une coupe trop petite
Un coeur est une colline trop petite
Pour y reposer.
 
Rien de plus insupportable qu’une femme quittée ou jalouse qui s’accroche – mais les "mecs" aussi peuvent être pénibles… Une fameuse personnalité en tous les cas, et beaucoup de charme que cette Else!
 
Ceci dit, petite note complémentaire, reprise de la préface intitulée "En relisant double vie".
 
"Plus tard , il se verra reprocher les "poèmes oscènes (!!! ndl’ornitho) que lui dédia "la juive Else Lasker-Schüler". Mais il les a toujours défendu et nous lui devons les plus émouvants portrait du Cygne noir (Else), morte à moitié folle à Jérusalem, mêlant dans son ultime pièce les figures bibliques et Hitler". Voila
 
Else (wikipedia fr et allemand, + complet)
 
 
Gottfried :
 
 
 
 
Ai peut-être trouvé, en passant, ce qui pourrait être mon épitaphe – et pour peu que je sois mortel, chez Benn (1950)
 
"S’il ne reste plus qu’à se taire,
Sachant que ce monde s’en va,
Entourer sa dernière heure,
Sans lâcher l’épée".
 
* : on s’est fait plaisir, hier. Petites emplettes bouquins  – Double vie (G. Benn) ; Erasme (Stefan Zweig, enfin!!!) ; "Histoire d’enfant" et "La femme gauchère" (Peter Handke) et "Je voudrais tant revenir" (le dernier Yves Simon) – n’ai pas trouvé de stock "Le colonel de l’armée morte" de Ismaïl Kadaré… Théâtre : "Le conte d’hiver" de Shakespeare, dans la traduction de Bernard-Marie Koltès – pour déchiffrer un peu mieux Zucco, écrit simultanément…
Des extraits bientôt in "a few words from…"
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