Florilège Desproges (in chroniques de la haine ordinaire)

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29 janvier 2009 par L'Ornitho

Me suis replongé avec délices, qui n’est pas ma moitié mais que je ne vis pas à demi sous le lampadaire ampoulé de mon salon où l’on se tait dans toutes les langues – pour paraphraser façon Desproges, avec délices disais-je dans les « chroniques de la haine ordinaire », de Pierre Desproges, petits billets radiophoniques publié, en 1986 – déjà, chez Points.
cyclopede-pompeux Petite sélection de phrases à la tournure singulière, qui montrent, du doigt dans la bouche et la langue pas dans la poche mais bifide, l’étendue de la qualité d’écriture pour les oreilles de Monsieur Pierre Desproges, philosophe radiophonique au Père Lachaise… Hop, c’est parti :
« Les plus sous-doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé »
« Et j’ai des opinions, mais je m’interdis le plus souvent de les exhiber en public, persuadé qu’il y a toujours une certaine impudeur à montrer son cœur à tous les passants pour pas un rond, alors qu’on se fait rétribuer pour montrer son cul… »
« Un Suisse riche – pardon je bafouille… »
« En réalité, les enfants ne sont ni des hommes ni des animaux. On peut dire qu’ils se situent entre les hommes et les animaux. Observons un homme occupé à donner des coups de ceinture à une petite chienne cocker marrante comme une boule de duvet avec des yeux très émouvants. Si un enfant vient à passer, il se met aussitôt entre l’homme et l’animal. C’est bien ce que je disais ».
« Quand on a pas de glaïeuls, certaines relations peuvent faire très joli dans les soirées mondaines.
« Nous irons au fond du désert compter les bouts d’hélicoptère oubliés cet hiver sous la poussière automobile ».
« Et quand ils baisent bruyamment, c’est à côté des trous ».
« Je ne bois pas de lait le matin, ça fait cailler la tequila de la veille au soir ».
« La nostalgie, c’est comme les coups de soleil. Ça fait pas mal pendant. Ça fait mal le soir ».
desproges Voila!
Et quand à ces jolis mots, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y font rien qu’à résonner sans haine sous la dalle au Père-Lachaise. (sic)
« Chronique de la haine ordinaire » – Pierre Desproges, Editions du seuil – Collection Points n° 375
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4 réflexions sur “Florilège Desproges (in chroniques de la haine ordinaire)

  1. Brige dit :

    Ouais…."Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire ! " Une de mes préférées !

  2. Patrick dit :

    Elle est fantastique celle-là!

  3. ẄWẄ dit :

    Bifide… mi raisin! Encore un qui est intemporel, j’aime beaucoup ;o))

  4. Patrick dit :

    Yeah!

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