Les oubliés de l’histoire (2) – Kurt Brecht et Bertolt Weil – si!

La surface de l’histoire recèle des gouffres d’injustice. Si!

Tous vous vous souvenez, si vous êtes un minimum cultivés, de Bertolt Brecht (dramaturge allemand, pour ceux qui ne suivraient pas) et de Kurt Weil (compositeur allemand, pour ceux qui je vois sont déjà largués). Individus qui connurent de riches et fructueuses collaborations artistiques dans les années 30 et 40.

Mais qui se souvient, aux mêmes époques, de Kurt Brecht (allemand dramatique) et de son compère Bertolt Weil (allemand de composition)? Personne.

Sauf moi…

J’en profite donc ici pour vous égrener le saugrenu des sautes peu suaves et très sottes de nos deux saltimbanques snobés par l’histoire. C’est le mot! Saugrenu (soyez attentifs! Si!). Par ailleurs, j’affirme aussi ici que comme leurs célèbres compères Bertolt et Kurt, Kurt et Bertolt n’en entretenaient pas moins eux aussi, vous le constaterez, si!, une proximité certaine avec la distanciation, pour ne pas dire une certaine concomitance avec le didactisme zélé de l’à propos…

Si!

Tandis que Bertolt (Brecht!) et Kurt (Weil!) entraient à petits pas guillerets par les grandes portes ouvertes, Kurt (Brecht!) et Bertolt (Weil!) sortaient à grandes enjambées pâtissières – ce qui ne veut rien dire mais explicite très clairement la situation, par les étroits grillages fermés, chacun de part et d’autre, de l’histoire.

Alors que d’une part Brecht (Bertolt!) triomphait avec « l’achat du cuivre« , Brecht (Kurt!) n’en sortait pas tout empêtré qu’il était avec l’insuccès de « La revente du Zinc« , hôtel-piano-bar sans piano où c’était tellement la crise que c’est le pianiste qui tirait le chasseur. Notons ici, parenthèse historico-sociologique, que ce qui fît le succès de l’achat du cuivre reste qu’à l’époque, faute de rideau de fer, le letton, plus pâle que le cuivre, n’était pas encore en vogue, alors que beaucoup plus économique à employer. Si! Soit, fermons la parenthèse.

Ca ce n’est que pour la partie Brecht comme nom ou prénom! Car il y a les périodes dualles de Bertolt-Kurt et de Kurt-Bertolt. Je m’explique : le génie reconnu de Bertolt, le dramaturge, était mis en exergue par le talent acclamé de Weil, le compositeur, comme, par exemple dans « l’Opéra de quat’sous » à grands renforts de moyens financiers. Duo qui créait, reconnaissons-le de fort belle manière. Si!

A contrario, le talent raillé de Brecht, le dramaturge dramatique, pourtant mis en exergue par le génie hué de Weil, le compositeur de composition, était mal connu, incompris des foules hermétiques à ce duo de l’avant-garde berlinoise comme, par exemple dans « Maha Gony en ville, grandes heures et des cadences » (Œuvre, pourtant, dont la portée sociale est indéniable, sur la vie d’une ouvrière en ville qui ne gagnait pas toutes les semaines les quat’sous nécessaires à l’achat d’une place d’opéra, se tapait trop d’heures pour ne pas s’y endormir quand, après avoir privé de soupe la Mère décadente sous le IIIè Reich et qui répondait au doux nom résistible de Ni-Ui Ninon Gony, et, c’est tellement poignantique et émotionesque, en vendant après ses journées de labeur quasi pour du beurre de la craie caucasienne d’occasion, pour pouvoir enfin se payer la place d’opéra tant convoitée, si! – œuvre dont la portée sociale épique époque, voulais-je dire, ne saurait être passée sous silence plus longtemps tant cette œuvre souffre d’une méconitude risible majeure et déplorable). J’insisterai lourdement sur le fait qu’il en existe un enregistrement unique, avec Wélène Heigel dans le rôle titre, à un endroit que je garderai secret et dont la captation publique eût lieu à « La chaude Burne » de Berlin, aujourd’hui disparue.

Voila pour nos deux couples « Brecht-Weil ».

Kurt Brecht écrira encore « Le petit théâtron pour l’organe », dont il fit don à la science et, pour sa part, Bertolt Weill après avoir composé ses « Valses de Melbourne », car il préférait les kangourous aux cochons d’autrichiens, s’exilera à Bombay où il travaillera à la « Métro Goldwin Mumbaï » (qui deviendra Bollywood), car indien vaut mieux que deux tu l’auras.

Si!.

Et ornitho soit qui mal y pense!.

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13 réflexions sur “Les oubliés de l’histoire (2) – Kurt Brecht et Bertolt Weil – si!

  1. Copié-collé de mon amie Maud (article publié sur Facebook), metteur en scène et ex-partenaire à la scène. Suivie de la réponse de Nitho Lor, historien Hongro-Malgache vivant en Carolorégie…

    Maud Finné : "Cher Ornitho! Comment avons-nous pu reléguer dans les oubliettes de l’histoire allemande dramatique ces deux personnalités majeures? Savez-vous où l’on peut se procurer une édition, (si possible originale, on comprendra pourquoi…) du "Petit théâtron pour l’organe" de Courte Brecht. Certains de mes meilleurs amis se l’arracheraient à coup sûr… Je signale également, à ceux qui sont intéressés, qu’une captation de cette remarquable pièce qu’est "Maha Gony en ville, grandes heures et des cadences" avec Wélène Heigel dans le rôle phare a été exhumée d’une cave hollandaise, suite à une inondation…Celle-ci sera diffusée exceptionnellement lors d’un théma consacré aux couples "Brecht-Weil" dans l’histoire sur la chaîne cryptée "Arrêtez!" le 15 août prochain. Une occasion inespérée, pour les amoureux de l’architecture sado-rococo, de découvrir le bâtiment tout à fait estimable qui abrita la troupe controversée de la "Chaude burne" à laquelle je consacrerais bien moi-même un article…".

    La réponse de Nitho Lor :Chère Godelieve!"C’est avec un intérêt zélé que j’ai lu votre commentaire. L’ouvrage "Petit théatron pour l’organe" est consultable dans les caves de la médiathèque de Bioul, en Hainaut. Ce n’est exclusivement accessible que sur autorisation écrite de ma main mais j’ai actuellement les deux bras dans le plâtre mais, Dieu merci, il me reste la langue bien pendue hahaha ce qui, zut et rezut, ne vous aidera en rien chère Godelieve (mais où ai-je encore entendu ce prénom ridicule? A Butschenbach? – ailleurs je ne vois pas!). Quand à "Maha Gony en ville, grandes heures et des cadences" et son exhumation je déplore amèrement qu’elle fût restée si longtemps dans les paluches fromagères de ces barbares d’hollandais… Les accords avec la chaîne cryptée "Arrêtez!" portent sur la diffusion exclusivement parkinsonienne de l’ensemble, ce qui ne devrait pas faire trembler l’audimat hahaha. Pour le reste je suis votre avis aveuglément et attends votre billet&.

    Comme au temps de Godelieve Streifenstiefenstruck (Maud) et son assistant fantôme (moi!)… et je vous passe la chorégraphie sur Eminem (avec la complicité de Judith, autre insassienne). Ne désespère pas un jour de récupérer les photos de ce spectacle d’appartement, et la bande son qui allait avec les dias ;O)))

  2. Nous sommes un jour ou l’autre des oubliés de l’histoire bien que nous en fassions partie, ce n’est pas l’histoire qui nous oublie, mais les humains… si!

  3. C’est pour être en phase avec les joyeux lecteurs…Les humains… allons allons ne faisons pas entrer la plèbe dans l’histoire… les charretiers hors des palais… P’tête que quand les humains sortiront de l’histoire, le temps retrouvera ses droits…

  4. Néanmoins ces oubliés ont laissé des traces … Mack the Knife , Pedro Navaja , « Opera do Malandro » …

  5. bah ! c’est le même monde 🙂

    on est tous dans le tiroir du fond de l’histoire de la mémoire de l’oubli , de quelqu’un

  6. fin ?

    bon c’est pas tout ça mais j’ai une faim de loup pas vous ?
    midi c’est l’heure de passer à table 🙂

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