A few words from Yves Simon : « La compagnie des femmes « (2011)

Sortie du nouveau roman, son treizième, de Yves Simon. Nous le retrouvons cette fois en compagnie des femmes. Femmes qui traversent son œuvre littéraire, mais aussi sa vie…

Les femmes sont très présentes dans son œuvre, et il nous avait déjà livré le roman « Les Éternelles », qui, en plusieurs récits, nous présentait une série de femmes qui ont marqué sa vie (5 amantes et la mère du narrateur)…

J’ajouterai qu’il les a beaucoup chantées aussi, Yves Simon, puisque notre artiste multi-facette (romancier, auteur-compositeur, chanteur, journaliste) leur a rendu hommage au travers de la chanson (Zelda Scott, Juliet Bertho (comédienne) et Marguerite Yourcenar,…).

Voici un résumé repris sur un blog, qui m’a inspiré ce billet, très bien fait et bien fourni –  http://fabienneli.over-blog.org/ –  une jolie découverte aussi!

« La compagnie des femmes peut-être qualifiée de « road novel ». Le personnage principal quitte Paris pour le Midi, sans destination prévue. Au gré des paysages qui défilent, sa vie défile aussi, tout comme les femmes qui ont rendu son existence plus belle, à commencer par sa mère. Au début de roman, l’auteur parle de la « compagnie des femmes » pour terminer en compagnie d’une seule femme ». (commentaire in : http://fabienneli.over-blog.org/article-yves-simon-la-compagnie-des-femmes-66796914.html ).

Un extrait du roman :

« Léonie était jeune et moi qui vieillissais.
Je pensai qu’il me faudrait au moins mille pages pour décrire son visage. Un millier de pages pour sculpter les contours et reliefs d’une figure de femme, avec le seul usage des mots, les lettres d’un alphabet, une grammaire et des adjectifs pimpants. Décrire avec une minutie raffinée ses lèvres ourlées, un nez joyeusement épaté, des yeux noirs effilés pareils à des corps d’abeilles. Mais encore le pigment d’une peau métissée, sa couleur exacte – ambre tendance pain au lait -, les minuscules grains de beauté disposés au pic de ses joues. Après ce travail titanesque, une image à peu près correcte parviendrait-elle à se visualiser dans l’imaginaire d’un quelconque lecteur ?
Très vite je fus convaincu que les mots seraient inopérants pour évoquer ce qui simplement nous émeut par la vue, par une photographie, ce petit ovale de réalité qu’est un visage. Je n’en éprouvai ni amertume ni rage, ma déception suffisait. Moi qui avais écrit bon nombre de romans, j’en arrivais à ce constat d’impuissance que je ne pourrais décrire à la perfection la souveraine élégance de Léonie. Ni surtout la rendre séduisante et attachante à des lecteurs lambda qui n’auraient jamais eu dans leur entourage une personne aussi émouvante qu’elle à observer. Sans doute qu’il me suffirait d’asséner que Léonie était belle et gracieuse et chacun accolerait à ces deux adjectifs un visage beau et gracieux de son choix. L’affaire serait entendue. On le sait, les attractions pour un visage sont question d’imagination, chacun a son histoire, ses souvenirs, son entendement du beau comme du gracieux et alors défilent, comme lors d’un portrait-robot, toutes sortes de bouches, de nez, un menton, des mimiques, l’abîme d’un regard, des franges sur le front, pour élaborer secrètement le visage beau et gracieux d’une personne jamais rencontrée ».

Entretien radio d’Yves Simon et présentation de son roman :

http://www.franceculture.com/emission-a-plus-d-un-titre-litterature-yves-simon-essais-pierre-alain-cahne-2011-03-01.html

Voila! je replonge toujours quand il s’agit d’Yves Simon – je précise qu’il me reste à le lire, mais que cela ne saurait trop tarder.

Aussi, soyez curieux en ce qui concerne le blog qui m’a « inspiré » l’article (lien repris plus haut)

Site : www.yves-simon.com/

Il a aussi une page Facebook.

http://www.dailymotion.com/video/xbjuyy_yves-simon-irene-irene_music

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38 réflexions sur “A few words from Yves Simon : « La compagnie des femmes « (2011)

  1. Coucou toi ,
    je te vois en bonne compagnie, Yves Simon j’aime beaucoup
    à découvrir sa lecture alors.
    Je crois que l’on peut mettre que des vidéos de Youtube mon Ami
    bisous

  2. Voici une vidéo

    C’est facile mon Ornitho.
    Suffit que tu ailles sur Youtube, ensuite que tu copies l’adresse url que tu souhaites faire apparaître, ensuite tu colles celle ci sur ton blog.
    C’est simple comme doberdan ou dobré outro ou kaliméra ou good morning

  3. IL y a aussi la Compagnie de Sophie, pour moi… vous vous rappelez, il y a peu nous passions (pour elle!) le premier tour des sélections du Conservatoire National de Paris en théâtre : il y avait 1200 candidats dont 900 filles… Il en reste 100!!!

    YES!!!!!!!!!!!!!!!! So’ est dans les 100 qui restent pour le second tour (il y a 3 tours) YESSSSS!!! En voila une compagnie féminine admirable : je l’adore!!! Mais on a bossé dur, et « nous » n’avons pas réussi sur un coup de bluff, ca c’est sûr.

    Suis méga content et heureux – une bonne nouvelle alors que je croule sous le travail avec les préparations de leçons (et autres travaux d’écriture et lecture)à remettre entre ce vendredi et lundi… puisque dès le lundi suivant je monte aussi « en piste » pour donner cours pendant 1 semaine à mes petits de seconde primaire (7 ans). Quel lien avec le théâtre??? Le trac et l’envie de bien faire.
    Merci Sophie!!! Une « good news » qui me redonne du coeur à l’ouvrage!

  4. Comme je te l’avais dit, et la , j’ai verifie dans sa biographie, il ecrivait dans « Actuel » premiere mouture. C’est ainsi que je l’avais connu, et puis ses classiques: New York, Juliette, les gauloises bleues, amazonia….
    Mais Irene, connais pas,…. chante la un peu pour voir stp… 🙂

  5. Bravo a Sophie qui est au 2eme tour….il y en a 3…c’est plus dur que les presidentielles !
    Et bon premier contact avec ton nouveau public…
    7 ans age tendre ou deja impitoyable ??

  6. j’ai ecouté une interview y’a pas longtemps à propos de son livre …et je l’ai pas aimé…je ne sais plus pourquoi…mais je me suis pensé…comment peut il être si agaçant !!! pour ne pas dire…si con…à fuir autant…

    • C’est vrai que c’est un homme qui garde ses distances, un « solitaire » voyageur qui aime les villes encombrées (Tokyo) et qui ne s’attache pas sur la durée (il n’est pas forcément celui qui part!) ; la thématique dont tu parles fait partie de sa réflexion depuis de nombreux romans (je pense depuis « Le voyageur magnifique »).

      Faut-il vivre avec une femme, ou longtemps, pour l’aimer??? Il ne va pas commencer à la soixantaine. Et il ne cherche pas forcément la même chose qu’elle(s) – avoir un enfant, généralement ; c’est une chose sur laquelle il écrit (et chante même) qu’à son âge il n’est plus temps pour l’enfant qui grandirait avec un père vieillard.

      Donc de ce point de vue il ne m’agace pas et je partage sa vision entièrement… il ne fuit donc pas, il fait un (d’autres) choix. Ca ne signifie pas qu’il ne puisse pas avoir de sentilments ou leur rendre hommage, aux femmes. Mais sa quête est ailleurs, en tant qu’artiste et en tant qu’homme. Et pourquoi vivre avec une seule et même femme jusqu’à ne plus s’aimer ; je préfère qu’il soit marié à son art et nous livre sa lecture du monde, librement.

      Vivre pour « La femme » plutôt que pour « une femme ». Et puis vivre d’aventure (pour elles comme pour lui par ailleurs), ce sont des expériences, des rencontres qui peuvent être belles, la durée ne fait rien à l’affaire. Cette manie que les femmes aussi ont de vouloir nous garder à domicile…

  7. Mais on est chez Pivot ici hiiiii
    ça discutaille pas mal, ah je croyais vraiment que c’etait toi dis
    donc, t’es plus beau remarque –
    bon zou à la soupette là enfin façon de parler, car trop beau pour ça
    bonne soirée Pat et je suis sur que c’est + polluer chez moi !! 😉

    • Ouais, Piv’ornithorynque…

      Plus beau, plus beau… mouais, moins séduisant qu’un auteur à succès ;o)

      Je sais qu’on m’a donné en classe récemment (Florie, ma meilleure camarade de classe) la réputation d’homme à femme (mdr!) – ce qui serait flatteur si ce n’était totalement en contradiction avec ma situation – j’aimerais bien? bah… je ne serais pas contre ; ce qu’il est lui, fortuitement ou selon sa sensibilité.

      Bonne soupette (à quoi?) et la pollution sidérurgique de chez nous … car en plus c’est moche et sans culture…

    • Attention, les échanges de regard avec le bonhomme sont dangereux ;o) – comme il le narre dans son bouquin… dont il me reste 3 chapitres à lire (ai des excuses : le blocus, les examens, le boulot à l’étranger, le … reblocus) ; jusque là il est très bien, vraiment.

      Irène les belges en sont privés (je conseille l’album « Rumeurs » dont le morceau est tiré!), les trouducs de chez EMI ne le rendent pas disponible … une plaie … mais je connais le clip, très réussi ;o)

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