De Thomas Mann à Hermann Hesse, de haute Engadine (CH) en Tessin (CH)

Je n’irai pas jusqu’à parler de pélérinage, mais pas loin.

Vacances. Mode plaisir version randonnée.

Je pars donc, depuis Chur (« Coire ») pour de jolies vacances à pied, en Haute Engadine et en Tessin. J’espère en une dizaine de jours (mon billet est valable jusqu’au 4/10!), et selon l’avancement de mes finances, parcourir mes 180 kms à pied, en plantant de çi de là ma tente à même mon chemin dans la montagne – en hermite quasi.

Pourquoi Mann (toute la famille!) et Hesse, mais aussi Nietzsche, Zweig? Et pourquoi cette région. Je répondrai d’abord à cette seconde question.

Après avoir hésité  quelques jours avec un trip à Berlin, un séjour de quelques jours à Paris ou Londres, je me suis dit, au vu des prix de train (pas pour rien quand même!) de retourner en Suisse, ce que je n’ai plus fait depuis 2006 … ce qui est long. Aussi, sans trop de nostalgie – un peu quand même, à 46 ans cela fait exactement 40 ans que je faisais ma première colo en Suisse, ce qui a marqué mon enfance de manière forte. C’était à Churwalden, en Grisons. Je partirai donc de là, de mon enfance, c’est un beau point de départ.

De Mann à Hesse. Forcément dira-t-on. Amoureux de Thomas Mann découvert via son roman « La montagne magique« , qui se déroule en Haute Engadine (Davos, St-Moritz), et ce il y a un minimum de 25 ans. Aussi toute la famille Mann (Thomas, Erika et Klaus principalement) a vécu en ces régions de Suisse, suite à l’exil forcé d’Allemagne à la montée du nazisme. Hesse aussi, car il a habité de longues années en Suisse, à Montagnola, en Tessin, au dessus de Lugano. Et puis, en 2001, il ya 10 ans, je montais au théâtre « Tout le monde n’entre pas, seulement pour les fous« , qui est une adaptation que j’ai écrite du roman « Le loup des Steppes« . Epoque où la conservatrice du Musée / Fondation Hermann Hesse s’était déplacée à Charleroi et avait vu une répétition, car je m’étais bien entendu rendu aussi sur place pour recherches, mais aussi tenter de mettre des collaborations sur pied ; j’y retourne à ce musée où l’on peut aussi voir son travail de peintre, en passant par Bellinzona et ses fortifications, ville que j’aime beaucoup. Nous y croiserons aussi Nietzsche, qui vécût dans le joli village de Sils. Et Zweig. Tous ont sillonnés de leurs pas, et de leurs écrits, ces régions, de Grisons en Tessin.

Quelques images …

Et pour terminer, hommage chanté de Annegarn à Nietzsche.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Engadine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_des_Grisons

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tessin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bellinzona

A bientôt! Et la météo est au beau fixe, mais en Tessin c’est normal. Et avec moi, un livre, les 2 tomes de « La montagne magique », à relire

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32 réflexions sur “De Thomas Mann à Hermann Hesse, de haute Engadine (CH) en Tessin (CH)

  1. Embrasse de ma part Anna et Chiara devant les fontaines de Bellinzona, n’oublie pas de foutre ‘Hell’s Bells’ à fond en descendant vers Churwalden et surtout, surtout!, de boire pour moi aux ruisseaux une longue goulée de la plus fraîche des eaux, mon cher Narcisse. Qui sait quand mes vagabondages me porteront à nouveau vers ces montagnes-là!? (qui, bien sûr, n’existent plus depuis plus de vingt ans; c’est le propre des montagnes comme de tout paysage, de n’exister vraiment que le bref instant qu’on les contemple–)

    En te souhaitant de tout coeur un bon et beau voyage,

    Goldmund 😉

    • Merci Marc – je n’y manquerai pas ety pour Hell’s Bells ce sera sans voiture, mais je l’ai sur mon lecteur MP3.

      Anna et Chiara, qui sait entre les grisons et Bellinzona, me prendront-elles peut-être en stop, ce serait fou – on peut rêver (c’est la seule partie que je ferai pas à pied, faute de temps!!).

      « Goldcisse » te salue allé gros betch su’ vo’ front gamin 😉

    • Anna et Chiara attendront… l’an prochain peut-être, sans doute ; me suis concentré sur l’engadine, de Chur à Maloja en venant par l’Albula et repartant par le Jullier.

      L’eau était d’une fraîcheur… absolument intense et délicieuse – un délit!

    • Merci, elle fût belle et à part un gros orage de nuit dans la descente de l’Albula Pass où j’ai cru que j’allais perdre ma tente – une vraie attraction de foire à sensation.

      La veste n’a pas quitté le sac à dos.

  2. Super Pat
    Super un beau voyage un paysage de rêve
    je vais revenir voir les photos, ma topinette m’appelle
    pour boire un kawa au café du coin, je t’emmène si tu veux, 😉

  3. Le train coûte vraiment très cher en France. De Herman Hesse, je préfère « Le jeu des perles de verre », et de Thomas Mann, je n’ai lu que « la Montagne magique ». Tous ces endroits suisses, me font penser bien sûr à Nietzsche, très à la mode chez nos « grands » penseurs des années 70. (Deleuze a écrit au moins deux ouvrages parfaitement incompréhensibles sur lui, c’est peu dire…)
    La randonnée en Suisse normalement ne pose pas trop de problèmes. Bon courage !

    • Billet belge (SNCB), disons d’un prix raisonnable – heureusement car pour le reste…

      « Le jeu des perles de verre », que j’ai et n’ose pas lire, ayant lu tout le reste (en nouvelles et romans pour le moins), et que j’ai peur de trouver trop spirituel … oui, disons ainsi, ou plutôt trop « mystique » – j’ai détesté à l’époque « Le voyage en Orient » et « Sidartha » me laisse perplexe ; je préfère le Hesse non pas torturé mais plus « noir », désabusé et cynique … et par là plus humain.

    • Pour Thomas Mann, j’ai commencé par « La montagne magique », oeuvre de jeunesse, au même titre que « Les Buddenbrook » que je lui préfère – c’est curieux comme certains auteurs, artistes on ne les imagine que « vieux » ou du moins âgés.

      Sinon, à tenter : « Docteur Faustus » – Thomas Mann puissance 10 ; un souffle magistral et d’un épique splendide … des frissons me courent le long du dos tellement c’est magique, époustoufflant d’audace (oui! la scène de Leverkuhn avec Méphistio est insensée si on se réfère comme certains le voudrait – pas moi, que Mann est un naturaliste (jamais!!!) ; une giffle sur laquelle la seconde guerre mondiale, la montée et la présence du fascisme laisse sa trace. C’est magnifique, j’ai encore mal de l’avoir fini ce livre.

    • A retenter les chemins de Compostelle – St-Jean Pied de Porc – Burgos, comme expérience ensoleillée … pour le côté religieux par contre rien à en faire, qu’il passe ma route.

      Coquille, pour me protéger de qui là-bas … et je n’aime pas être trop sage, no plus.

    • Ben du côté des piedset des jambes, suis assez content ils ont assurés – suis fier d’eux. 68 à 70 kms sur les 2 derniers jours, et une montée à 2711M, c’est costaud avec environ 15 kg sur le dos…

      Par contre l’odeur des 2 dernières paires de chaussettes je raconte pas …

      L’eau chaude oh ouiiii … pas eu pendant 10 jours pour me laver.

  4. Merci pour votre passage de ce coté de la baie, reste à voir de l’autre côté de la baie. Qui sera toujours accompagné de la même musique… et puisque vous l’avez aimée c’est la B.O. du Film « Pride and Préjudice », composé par Dario Marianelli. Il a fait aussi celle du film  » Atonement » (reviens moi )en 2007 et celle de Jane Eyre qui devrait sortir bientot.
    Quant à Dick Annegarn je l’ai bien aimé avant de le perdre de vue; Me reste ses deux premiers albums…
    Bon retour par ici

  5. Pingback: Visite au vieux Nietzsche en Engadine … « L'Ornithorynque – restons subversifs (na!).

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