« Chronique du Cygne » de Paul Willems (1) – « Rose-Diane »

Décembre sera jardin, en 4 épisodes qui seront distillés sur ce blog tout au long de décembre. Promenade par l’entremise des mots du récit « Chronique du Cygne », de Paul Willems (1912-1997), romancier et dramaturge belge.

D’une part, une certaine manière de rendre hommage (si!) à un blog ami où j’aime à vagabonder, être surpris … et où il est plus facile de poser le regard que le pied (oups attention!.). Bref un hommage à l’amour des jardins.

Ensuite, toujours pour l’amour qu’il avait des « jardins », et plus précisément du domaine de Missembourg, proche de la grande ville portuaire d’Anvers. Ajoutons que je suis un grand amoureux du théâtre de Paul Willems, délice de mots et d’images, le savoureux amour des « contre-sens » (un mot pour un autre comme dans sa pièce Elle disait « dormir » pour « mourir ») et des reflets.

« Chronique du Cygne » est une oeuvre assez singulière dans l’écriture de Willems ; écrite en 1949  elle diffère très fort de son roman « blessures » que j’aime beaucoup dont j’avais trouvé l’écriture d’une « sécheresse » très singulière, belle – comme peut l’être l’écriture de Hermann Hesse. Ici c’est le récit du foisonnement, une « langue végétale » pour reprendre la 4è de couverture. Récit alterné, les personnages sont exprimés les uns après les autres et se croisent au rythme des saisons et entrecoupées des méditations de l’Ermite, dans lequel aussi on retrouve nombre de thématiques qui s’égrèneront tout au long de son oeuvre (le rêve plus vrai que le réel, …). Oeuvre poétique que je situerais dans la ligne « symboliste belge », dans la lignée d’un Maeterlinck – un genre qui enchante ou agace, mais qui est d’une indéniable force d’évocation.

Domaine de Missembourg, près d’Anvers

La 4è de couverture, afin d’assurer la topographie onirique des lieux :

« Enfants élevés au rythme des saisons, Rose-Diane et Séréno découvrent avec stupeur que leur domaine aux allures poétiques, peuplé de jardins, de licornes, de lutins et de sirènes d’eau douce, mais aussi leur langue, une langue « végétale », sont condamnés à disparaître. En effet, les marchands semblent bien décidés à remplacer ce monde peu rentable par d’horribles murs.

Qu’adviendrait-il d’eux si ces merveilles de la nature venaient à être chassées? Rose-Diane deviendra-t-elle une Dame des Jardins, Reine de la nature pour une année, telle que l’avait été sa propre mère? La lutte entre fleurs et béton ne fait que commencer … ».

Un récit d’une certaine naïveté aussi, d’une naïveté essence de l’enfance et du passage à l’âge adulte… Il y aura donc 5 courts passages tirés de ce livre, en respectant la chronologie et alternant les différentes entités-parole présentes (Rose-Diane » ; « Les Indifférents » ; « Les Méditations de l’Ermite » ; « Lettre d’un prisonnier » et une « conclusion »).

Aujourd’hui Rose-Diane (extrait du chapitre « la sirène d’eau douce ») – jour de la fête de la Saint-Jean.

« J’ai donc passé une longue journée enfermée dans la maison. La petite sirène me regardait si tristement que j’en ai eu pitié. Je crois qu’elle ne s’habituera jamais. Ce soir j’irai la rejeter dans l’étang.

J’ai pensé sans cesse à mon image que j’ai vue hier dans le miroir. Je suis peut-être belle. Je suis allée dans l’ancien cabinet de toilette de maman. Elle avait vingt-quatre ans quand elle est morte. Aujourd’hui j’ai pensé à elle comme à une soeur. Comme j’aimerais avoir une maman! Je ne la voudrais pas trop jeune. Elle aurait déjà des cheveux blancs, et l’on entendrait partout dans la maison le bruit de ses pas. J’ai ouvert l’armoire à parfums. En fermant les yeux j’avais l’impression d’entrer dans un vieux jardin d’autrefois où se donne une fête de nuit. Au son de la musique se mêlait l’odeur des chèvrefeuilles et des tilleuls, et de toutes les fleurs que l’on admirait dans des serres éclairées de lampions.

J’ai vidé l’armoire pour tout bien voir. Les liquides dorés ou d’un rose de bois précieux, contenus dans des flacons de cristal, sont déposés dans des écrins où sont inscrits les noms des parfums et les vers des poèmes qui l’ont inspiré. Après avoir longuement regardé et caressé les flacons, j’ai choisi masque à cause des vers que j’aime tant :

Passons, passons, puisque tout passe

Je me retournerai souvent.

Les poudres, (il y en a trente-deux différentes) sont enfermées dans des coffrets de pierre. Et les fleurs séchées, dont le parfum est si capiteux, sont contenues dans des boîtes en bois de cèdre. Leurs noms sont charmants : Le loup et l’agneau, La croix du sud, Le pain du pauvre, Le dauphin de l’aube, ou encore : Feuilles.

Ce sont feuilles que vent emporte

Et il venait devant ma porte.

J’ai pris aussi du rouge aux lèvres et du rimmel. J’ai tout emporté dans ma chambre. Puis j’ai pensé qu’il me fallait une robe. Comme aujourd’hui c’est la fête de papa, je lui ferai une surprise. Parmi les robes de maman, j’ai choisi la plus simple, elle est de laine très légère, souple, à la fois chaude et fraîche. De couleur écrue, elle est entièrement unie. Pour tout ornement une guirlande de feuilles de chêne d’un vert sombre est brodée autour du corsage. Ce motif est rappelé par un mince passepoil de même couleur qui ferme la manche autour du poignet, et qui orne la ceinture. J’ai trouvé des souliers de daim vert destinés, je pense, à être portés avec cette robe. Le tout me va à ravir. Oserai-je me montrer ainsi habillée? Les regards des messieurs ne seront-ils pas trop indiscrets? Il faudra que je fasse attention à me tenir bien droite.

*

**

Je ne me reconnaissais plus après m’être fardée, habillée et après avoir relevé mes cheveux. J’attends qu’on sonne la cloche du dîner, puis je descends le coeur battant. Je n’ose pas entrer dans la salle à manger. J’entends que les messieurs sont déjà là. Ils boivent du vin apéritif dont la mode nous est venue de France. Des pas approchent, c’est Agathe, un flambeau à la main, qui, selon la coutume des fêtes, vient réciter le sonnet du pain et du sel, pour « ouvrir » le repas. En me voyant, elle s’arrête et balbutie, tandis que ses yeux se mouillent de larmes :

– Madame! Madame!

– Mais non! C’est moi, Agathe!

-Rose-Diane! Vous!

Elle est toute pâle et la main qui tient le flambeau tremble. Elle a cru voir le spectre de ma mère tant je lui ressemble.

– Elle portait cette robe à la fête de la Saint-Jean, il y a exactement aujourd’hui quatorze ans.

Agathe n’a pas voulu que j’entre, de peur que mon père ne s’effraye en me voyant.

– Je vais les avertir, dit-elle.

Quelques instants après, la porte s’ouvre, Agathe m’appelle. J’ose à peine avancer. Papa sera peut-être fâché. D’abord ils se sont tus et je suis restée toute seule au milieu du salon sous les regards de tout le monde. Agathe la première s’est ressaisie, elle a récité le sonnet du pain et du sel. Puis le colonel Best s’est avancé et m’a saluée comme on salue une dame. M. Posse  m’a offert le bras et m’a fait asseoir en face de papa entre lui et le colonel. Séréno est tout seul à la table des enfants.

Ces messieurs ont parlé comme chaque soir, mais hier encore, assise à côté de Séréno, j’assistais au repas comme à un spectacle. J’entendais de très loin les douces réponses de papa aux questions du colonel ou de M. Posse Aujourd’hui je remarque un changement dans le ton de la conversation et même dans le choix des mots. J’ai senti que c’est l’attitude que prennent les hommes en présence d’une femme. Etait-ce la lueur des bougies? Ou le reflet des cristaux? Etait-ce le parfum de maman et le souvenir d’il y a quatorze ans qui mettait dans leurs yeux des reflets de fête?

J’aime écouter les messieurs, quels que soient les sujets dont ils traitent. Il n’a été question que des égipans.

– Ils se sont établis sur la plaine des manoeuvres, c’est insupportable! Ils se mêlent de tout… Comment voulez-vous faire une batterie d’artillerie quand les égipans, qui adorent le mouvement et le tumulte, courent de tous côtés entre les attelages? Mais nous avons mis une bonne heure à démêler les traits. Les gérontes des égipans ont déposé plainte au bureau du régiment parce que l’un d’eux a reçu une ruade. Ordre, décision, ponctualité… hélas! Je crois que je me verrai obligé de faire mon rapport au Secrétaire d’Etat.

– N’en faites rien, je vous en prie! dit vivement mon père.

– Cher colonel, appuya M. Posse, suivez cet avis. Vous n’ignorez pas que nos anciennes lois sont très menacées… ne donnons pas l’occasion aux marchands de marquer encore un point… votre rapport pourrait être l’occasion d’une série de réformes.

– Avouez, mon cher, que leur présence est souvent agaçante.

– Je vous l’accorde, mais retenez bien ceci : chaque concession nous mène lentement vers la fin des jardins et peut-être vers la mort de notre langue.

– L’usage de plus en plus général de l’espagnol dans notre pays me convainc de la nécessité d’adopter votre point de vue. Je renonce à faire un rapport.

Les messieurs ont parlé ensuite de l’origine du mot égipan. Le mot écrit de cette façon se trouve pour la première fois dans le tome VI de la chronique du Cygne, rédigée au temps de la Compagnie des Indes.

L’Egipan dit la bonne fortune à autruy

Et le malheureux ne cognoit la sienne

Vers la même époque on relève la mention suivante dans l’inventaire des instruments de musique du Conservatoire Aloïsius-Sévère :

Une fleute-traverse,

que l’on appelle à grand tort

fleute d’allemand,

car les Egipans s’en aident mieux.

M. Posse affirme que ce mot est d’origine grecque et qu’il était inconnu dans notre pays avant la Renaissance. Autrefois on employait le mot , masculin de fée.

– Il faudrait dire un fé. Egipan ne désigne que des satyres pourvus de pieds de chèvre. Or nos fés prennent, comme vous le savez, les formes les plus diverses, tantôt entièrement animaux on les voit courir dans les champs labourés pareils à de gros lièvres blancs ; dans les marais ils ont des jambes de grenouille, et bien souvent on les voit dormir comme des hérons sur une longue et fine patte.

– Disparaissent-ils malgré la loi qui les protège? interroge mon père.

– Cher ami, dit le colonel, dans cinquante ans, il n’y en aura plus dans nos régions. Que voulez-vous, la ville s’étend partout. L’égipan n’aime pas le ciment.

Ces phrases rendent toujours mon père mélancolique, car il prévoit le jour assez proche où notre jardin sera entouré de faubourgs. Il y a un silence, puis mon père :

– Ainsi disparaissent les merveilles de la nature… Pourvu qu’il n’en soit pas de même un jour de notre langue.

Après le dîner, pour la première fois j’ai servi le café, puis M. Posse m’a demandé de chanter. Il sait pourtant que je suis débutante. J’allais refuser, quand mon père m’a dit :

– Chante, je t’en prie, c’est ma fête aujourd’hui.

J’ai chanté la chanson de la sirène :

Je chante pour les condamnés

Sur qui se ferment les volets

Dans la prison de leurs reflets,

Etang cruel, saisons, années.

M. Posse s’était assis au piano. Il entendit très vite la mélodie et improvisa l’accompagnement. Portée par la musique comme par la fraîcheur de l’eau, j’avais l’impression que ma voix s’étendait large et claire sur la surface d’un étang. Après la dernière note M. Posse s’est levé et m’a regardée avec des yeux brillants :

– Très bien, petite fille, et ceci est une preuve que nous n’avons que faire chez nous des trois Règles d’Or de Lilius. Nous le montrerons à tous ces espagnols. Cet hiver, si ton père le permet, tu chanteras chez moi à la période de Noël . La Reine sera là.

Il était onze heure et demie, papa me dit qu’il était temps d’aller me coucher. M. Posse au lieu de m’embrasser la joue comme d’habitude m’a pris la main et a dit :

– Ta présence dans cette robe, ce soir, enlève le masque du passé.

Et papa a murmuré en me serrant contre lui :

– Je me retournerai souvent.

*

**

Il m’a semblé entendre un soupir en passant devant la chambre de Séréno. J’ai frappé doucement à la porte et je suis entrée.

– Séréno, qu’y a-t-il, pourquoi es-tu triste?

Le crépuscule de la nuit de la Saint-Jean éclaire faiblement la chambre. Je distingue Séréno, le visage enfoui dans son oreiller. Les sanglots soulèvent ses épaules. J’ai beau lui parler doucement, il ne répond pas. Je lui caresse les cheveux et je m’assieds au bord du lit. Lentement il se calme.

– Rose, tu ne t’en iras pas, n’est-ce pas?

– M’en aller, pourquoi m’en aller?

– Tu étais si loin de moi ce soir, dans ta grande robe, près des messieurs! J’étais si seul à la table des enfants!

– Mais, j’ai grandi…

– M’accompagneras-tu encore au jardin? Irons-nous encore à la pêche aux sirènes d’eau douce?

– Je ne sais pas.

– Tu es déjà partie, je te le dis!

– Mais non, tu ne comprends pas, je vais t’expliquer…

– Non! Non! Tu ressembles à la sirène d’eau douce… je te regarde mais tu es loin de moi, comme dans un aquarium… tu dîneras à côté des messieurs, et je resterai à la table des enfants…

Les larmes coulaient le long de ses joues. Il me regardait si tristement, encore plus tristement que la sirène, que je me suis levée et j’ai dit :

– Je ne veux pas que tu pleures, Séréno… écoute… tu m’as demandé quelque chose hier soir dans le corridor… je vais le faire…

J’ai détaché ma robe à l’épaule, j’ai senti qu’elle glissait. Séréno m’a regardée puis a rougi. Une honte brûlante m’a envahie, Séréno a caché sa tête dans l’oreiller et je me suis enfuie hors de la chambre.

J’ai agi comme une enfant. Je n’en avais pas le droit. Je voudrais n’avoir pas détaché ma robe… Mais papa dit que la vie est unique comme une ligne au crayon ; une fois tracée, on ne peut y revenir. Je sens qu’au lieu de me rapprocher de Séréno, je me suis séparée de lui pour toujours. Jamais plus je ne serai une enfant ».

***

Voila!!! Ca a un côté un peu désuet mais c’est exactement cela qui fait le charme si particulier de ce récit…

Et puis moi et Paul Willems c’est une longue histoire d’amour, de partage. J’ai interprété plusieurs de ses pièces, j’en ai mis en scène d’autres, ai utilisé des extraits de ses textes en classe avec des étudiants en art d’expression (14-15 ans) et aussi en animation conte avec des gamins (« La neige »).

Et grand Monsieur que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises, y compris lors de représentations théâtrales de ses oeuvres. 84 ans la dernière fois, et un vrai regard d’enfant – une leçon de savoir être, toute simple … un gamin!

Paul Willems est aussi le fils d’une des grandes auteures belge : Marie Gevers.

Infos :

« Chronique du Cygne« , de Paul Willems – N° 171 collection Espace Nord aux Editions Labor – ISBN 2-8040-1616-1. 346 pages, lecture de Ginette Michaux.

+/- 9€50. Autant dire presque rien !!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Willems

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13 réflexions sur “« Chronique du Cygne » de Paul Willems (1) – « Rose-Diane »

  1. Je rougis jusqu’à la racine des cheveux, en avouant mes lacunes concernant Paul Willems……. Je connaissais uniquement son nom, ce qui est très succinct pour comprendre son œuvre,, tu es d’accord avec moi. ! Je vais illico et très presto réparer cet oubli fâcheux. en me plongeant dans la chronique du cygne.
    Bien le bonjour dans ta maisonnée et merci de tes commentaires sur le blog de  » Tétine-noire « 

  2. Je suis enthousiaste après cette lecture. Paul Willems, je n’en ai jamais entendu parler, mais je vais chercher. je vais voir ma librairie préférée dès que possible. Et la médiathèsue éventuellement.

    Ce récit tient du conte de fées, mais il m’évoque aussi une histoire de SF (qui tient du conte de fées aussi). Seulement, impossible de me souvenir de l’auteur ni du titre de la nouvelle. C’était quelque chose comme « les jardins du temps » ou « les fleurs du temps ». Dans ce jardin, vivait un couple très uni et amoureux depuis longtemps. Il était protégé par les fleurs du temps. Il fallait cueillir de ces fleurs du temps pour que l’éternel été et leur jeunesse persistent. Malheureusement, ces fleurs se sont faites de plus en plus rares et leur effet était de plus en plus éphémère pour combattre l’hiver…

  3. A voir rencontré un auteur, en général donne la curiosité de le lire. Bien que, connaissant Pascal Quignard, j’ai un peu de mal à lire..:) 🙂

    • Disons que je l’ai découvert « dans le texte » par la pratique du théâtre (« La Ville à Voiles », en 1991 – rôle de Josty ; ensuite en 1994 avec « Nuit avec ombres en couleur » – rôle d’Eugène (et de son ombre) qu’il est venu voir, lors de rencontres « interscolaires de théâtre » où plus de 150 élèves du secondaire d’écoles différentes se présentent leurs projets, et participent mélangés à des stages de pratique du théâtre. A cette occasion deux de ses oeuvres étaient représentées (ce n’était pas le thème de ses rencontres, cela s’est présenté comme cela!) ; « Nuit …  » mais aussi « Le bon vin de Mr Nuche ».
      Rencontré encore lors de spectacles professionnels de ses oeuvres, journée rencontre lectures sous la houlette du Centre culturel où je travaillais (M. Pierre Noël était l’organisateur et Frédéric Dussenne metteur en scène spécialiste de Willems – j’en ai vu 3 par Dussenne, 3 réussites!).

      Ensuite j’ai mis Willems en scène en 1996 avec « Salines » – montage de textes tirés de ses différentes oeuvres (un certain nombre en tout cas!), avec pour thème « La femme dans l’oeuvre de Paul Willems », monté avec des étudiants où il y avait pléthore de filles (3h30 de spectacle qd même …).

      En 1997 enfin, par la mise en scène de « Il pleut dans ma maison » … nous l’avons joué en décembre (et préparé bien avant), nous l’avions convié à nos représentations, sa femme nous a envoyé une très jolie lettre où il nous souhaitait un beau succès – il est décédé fin novembre de cette année là. Je ne suis pas content de cette « mise en scène », de certains des acteurs – en effet dans cette pièce les morts traversent les murs pour rendre visite aux vivants… j’ai bien entendu demander à mes comédiens d’être dans cet imaginaire « qu’à n’importe quel moment Willems passe le mur et puisse traverser la scène » – demande symbolique qui eût été un bel hommage … il n’ont pas voulu y croire … dommage, c’était de cela que nous parlions avec ce spectacle (qui n’était pas mauvais!). Les comédiens n’ont pas voulu le recevoir, en ami.

  4. Pingback: “Chronique du Cygne” de Paul Willems (2) – “Les indifférents” « L'Ornithorynque – restons subversifs (na!).

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