« Red nose of Sorrow », nouvelle sortie en version « Director’s Cut ».

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26 octobre 2012 par L'Ornitho

Ceux qui ont vu et commenté « Red Nose of Sorrow« , dans la version originale, indiquaient qu’en dehors ses qualités – utilisation assumée du N/B pour l’image, la dimension narrative « conte fantastique musical » ; ils notaient aussi les longueurs de certaines scènes (déambulation hopital, …) comme défaut, principalement. On passe de 16 à 9 minutes, environ.

Le réalisateur, lui (Salazar Fernandez), souhaitait une version plus « film d’horreur » de la narration. Il a donc remonté le film selon son souhait, qui utilise les mêmes images de base, une chronologie de récit identique. C’est sa « Director’s Cut » – je vous la soumets, n’hésitez pas à commenter et faire vos remarques, elle sont les bienvenues.

De mon point de vue, et puisque je connais les arcanes du projet, est que … c’est positif, mais aussi décevant sur d’autres plans. Effectivement, si on gagne en concision, efficacité, sur l’ensemble du film, on perd – par des coupures trop importantes, quelque peu le caractère « humain » du personnage de clown – j’aimais sa déambulation solitaire dans les rues, même s’il était nécessaire de la réduire. Ensuite, l’arrivée à l’hôpital est un peu « expédiée » – là c’était nettement trop long et c’est du « bon sens » narratif que d’avoir réduit, mais on passe un peu à travers en termes de compréhension.

L’élément que je critiquerai le plus est le son de la « loco », lorsque le clown se fait happer par le train, je lui préférais même si c’était un poil kitch, le sang sur la caméra – c’était au moins explicite pour la suite, surtout que c’est ce qui réalise la charnière entre les deux parties du film – c’est faible en terme de « concret » pour la compréhension de celui qui voit le film. Ensuite, la scène de salle de bain est beaucoup trop longue … ça perd ici en efficacité sur ce qu’on a gagné ailleurs, le rythme, plutôt bien maîtrisé, chute ici. Avoir ajouté des « bruits de bébé » rend la compréhension plus facile, par contre.

Avec Magali, la maquilleuse.

Voila, c’est mon avis – on y gagne en « tension » et horreur, mais on y perd en humanité – 2 versions qui pourraient plaire à des publics différents, plus ou moins friands de fantastique et d’horreur. Pour la musique, chacun se fera son idée, ça a fort changé, ça joue sur le rythme du départ, l’accélération – ici aussi moins de longueurs, mais plus d’effet téléphoné, je pense ; néanmoins l’objectif est atteint pour l’aspect plus inquiétant de l’ambiance générale.

Accidentés de l’existence 🙂

Hésitez donc pas à commenter! Pour ma part, je garde une préférence pour la première version malgré ses défauts ou faiblesses, qui met plus en avant l’humanité, la détresse du clown je crois.

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6 réflexions sur “« Red nose of Sorrow », nouvelle sortie en version « Director’s Cut ».

  1. Minyu dit :

    Je viens de regarder les deux versions, et tout comme vous je préfère la première. Malgré quelques longueurs, ne serait-ce que le fait de filmer le chapeau de la petite qui tombe avant de passer à « trente ans plus tard » rend le tout plus compréhensible. En revanche, je préfère le son du train au sang…

  2. leodamgan dit :

    En fait, dans la deuxième version, je comprends moins bien que la petite de la première partie est la femme de la deuxième partie mais je dois être bouchée…

    • C’est moins clair, en effet – l’histoire du chapeau et les coupures dans les scènes de l’hopital très sûrement.

      • leodamgan dit :

        Ca va trop vite aux moments où il faudrait comprendre?
        Pour moi oui en tout cas.
        La recherche du rythme sans temps morts n’est pas forcément prioritaire . Il faut parfois prendre son temps pour communiquer.
        (avis d’une néophyte)

        • TRop vite, je ne sais pas … mais la suppression d’éléments peut nuire à la compréhension. Garder une certaine tension, c’est une très bonne chose, mais il faut mettre les ingrédients utiles au bon suivi de l’histoire – ce sont de toutes petites choses parfois : un accessoire (cf le chapeau de paille), un regard, un contrechamps, …

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