Document : « La Mort d’Orion » de Gérard Manset (Discorama 1973 – ORTF)

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6 septembre 2013 par L'Ornitho

« La Mort d’Orion », de Gérard Manset est selon moi le météore absolu de la chanson française ; et Manset très certainement un des grands artistes du 20è siècle, du point de vue musical.

mortd'orionCar sur cet album paru en 1969, très certainement il élève la musique et le chant à des hauteurs tellement singulières, personnelles – qu’il en est inclassable dira-t-on! – un oratorio symphonique rock trouve-t-on souvent comme dénominateur.

Petit document plutôt rare, une interview ORTF qui date de 1973 de Gérard Manset où il parle de cette composition. Interview menée par Denise Glaser. L’album date de 1969 – l’interview démarre à 3 minutes, sur la vidéo.

Impensable 40 ans plus tard, ce genre d’interview à la télé – je suis pas d’accord avec Glaser ceci dit sur Roda-Gill, que je trouve conchiantique et qui a massacré pas mal de compositions textes de Angelo Branduardi avec de bien pauvres traductions.

Infos – très basiques : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mort_d%27Orion

Découvrez-le si vous ne le connaissez pas – mais en prenant le temps, s’asseoir – et à lire avec une installation audio (ou un casque de haute qualité!) de qualité.

Sur ce morceau final, Élégie Funèbre, il fait référence à Villon et sa ballade des pendus – c’est exactement ça, je le pressentais mais ne l’avais jamais formulé comme cela 🙂

Ah, oui! mon patronyme (sic) : capitaine courageux (de l’album Revivre en 1992) – c’est le titre d’une chanson de Manset, et que j’utiliserai pour mon travail d’écriture pour les examens d’entrée et de sélection à l’INSAS.

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22 réflexions sur “Document : « La Mort d’Orion » de Gérard Manset (Discorama 1973 – ORTF)

  1. Chateau d'YS dit :

    Je connaissais cette chanson…

  2. Leodamgan dit :

    Je ne connais pas, mais cela ne me surprend absolument pas de ma part!

  3. Les vidéos ne sont plus disponibles … Pffff.

    EMI ??

    • jacques dit :

      Il y a tout de même des choses qui n’ont jamais été explicitées dans les chansons de Manset.
      Je ne reviendrai pas sur Elégie Funèbre, et l’auteur ancien qui l’a inspirée, ni sur l’origine d’Orion, dans la mythologie grecque, sur quoi il y aurait beaucoup à dire, et qui lèverait un peu le voile sur la nature de l’inspiration mystérieuse qui enfume ce chanteur.
      Je me contenterai de relever une série de phrases, pour le moins bizarres dans son texte.
      Dans la mort d’Orion: « Les profonds souterrains qui leur creusaient les reins, condamnés.. « .
      « Allumer l’écran merveilleux quand le jour s’achève, retrouver l’amour blessé, celui que l’on n’aurait jamais dû quitter… »
      « Est-ce ainsi que les hommes meurent, et leur parfum au loin demeure »
      Plus globalement, le parc, les grilles et les hommes qui arrivent ou qui viennent, pour omettre son Caesar du début, en latin, ou encore nous sommes tous des échinodermes!
      C’est curieux que le mot sous-jacent implicite qui vient naturellement, n’ait jamais été prononcé par les commentateurs.

      • C’est sans doute ce qui fait la force de Manset, ces bizarreries (mais pas tant que ça, je pense – ça crée des images, alchimie de conflits sémantique …?)

        Je ne me pose plus trop de questions, je me laisse emmener, certains morceaux renvoyant, travaillant en miroir avec d’autres , un peu comme le binôme « Capitaine courageux / 2870).

        Et ces morceaux qu’on réécoute qui trouvent seulement une vraie dimension après des années d’écoute – j’ai ça actuellement avec « Solitude des latitudes », qui me scotche à chaque nouvelle écoute, idem pour territoire de l’Inini ou le coureur arrêté …

        Ha, Manset, … heureusement inclassable (mais rock quand même) 😉

        • jacques dit :

          « Quand bien même le bateau ivre, sombre… » A qui a-t-il emprunté cette « image » du bateau ivre qui est une expression de la littérature bien précise? Quel sens lui donner dans son œuvre? Elégie funèbre est un testament.
          Nostalgie de quoi?
           » Depuis bien longtemps j’ai cessé de vivre… »
          On ne peut rester aux seuls effets d’images ou de sons, il y a un effet sens qui finit par faire boule de neige, et comme il le dit si bien le neige est blanche… mais pas son texte!

          • C’est ça Manset !! Et je n’ai pas le moindre problème avec ce genre de construction … il crée des petits mondes personnels, des microcosmes (il est aussi photographe, et homme d’image donc !)

          • jacques dit :

            Alors quelque part, Manset est à la chanson, ce que François Villon était au Lagarde et Michard… Je me permet ici de citer ces études sur d’autres virtuoses du double langage et notamment François Villon dont il s’est inspiré…

            « La confirmation d’une présence importante de l’homosexualité dans l’œuvre de Villon avait ouvert des perspectives prometteuses. Thierry Martin applique ici la même grille de lecture à d’autres virtuoses du double sens, comme Charles d’Orléans ou Marot. Et bien sûr Rabelais…
            « François Villon: Poèmes homosexuels »
            Le peuple picard du Moyen Âge, dont on connaît la passion pour les jeux sur le langage, prenait un malin plaisir à bafouer la morale avec un système de double sens homosexuel. Quelques poètes le reprirent et le perfectionnèrent : le jobelin était né.
            François Villon trouva dans le jobelin un support en accord avec sa virtuosité, sa duplicité naturelle, et ses propres mœurs. Mais au lieu de le réserver à des jeux gratuits, comme tous ses confrères, il le chargea de raconter sa vie privée. Hormis quelques poèmes de jeunesse, toute son œuvre est écrite dans ce langage rebelle à double sens qui lui ressemblait tant. »

            Je n’ai personnellement aucun problème avec ce genre de construction. Mais il s’agit seulement d’être plus précis dans les analyses, quelque soit l’enthousiasme!

          • Tjs bien aimé Villon !

          • Jobelin dit :

            Je suis Dieu
            Et je joue avec des bouchons de liège.
            Je suis Dieu.
            J’ai dans ma chambre autant de lits que de sièges.
            Je suis Dieu
            Et je fais tomber les gens dans des pièges.
            Je suis Dieu
            Et je joue…

          • … sièges. C’est bien aussi pour écouter Manset

          • Jobelin dit :

            Oui mais choisir les sièges en liège…

          • Ca va de soi, et en route jusqu’en l’an 2870 !

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