Silence … comme sentence – humour pour la bonne cause.

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16 août 2015 par L'Ornitho

Ou humour « cause toujours tu m’intéresses« .

Petite image qui m’a bien fait rire tant je trouve pénible les sentences et autres citations qu’on nous sert de l’individu – philosophie quincaillère qui couine et qui bave en son centre.

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Le genre d’ânonnements tels que les suivants :

« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante« .

« J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face ».

Et blablabla et blablabli …

J’en passe et des pas meilleures … platitudes articulées sur le vide, qu’on peut encadrer ou ponctuer de « hi-han », et dont la toile nous abreuve et nous saoule (!).

Coehlo, si je ne mets pas en cause sa qualité d’écrivain, néanmoins reste pour moi avec son incomparable compère (resic), bien qu’en moins pire, Eric Emmanuel Schmitt, l’exemple de la non-écriture.

Symboles parfaits de l’écriture bourgeoise, qui si elle se pare de quelques formes virtuoses, n’en a pas moins strictement rien à dire en ses circonvolutions cosmétiques, n’a aucun point de vue sur le monde et la société, aucune forme d’engagement hors son nombril. Un peu comme le boulevard, en théâtre, en somme – un art pour un public conquis d’avance qui sait ce qu’il va trouver dans l’emballage : de l’encaustique pour joli mobilier mental et du velours épais, insonorisé, sur le fauteuil et les murs de ses opinions ; une sorte de chroniques du réconfort. Un joyeux soporifique.

Bref, je déteste cette écriture, vous l’aurez compris.

Maintenant, moi aussi je me tais! Me casse deux jours à Londres, avec ma filleule 😉

Ah! ce silence … quelle envergure !!!

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28 réflexions sur “Silence … comme sentence – humour pour la bonne cause.

  1. Faut être juste, ces couturiers du prêt-à-porter de la petite-sentence-pour-diner-en-ville n’ont jamais envisagé de faire oublier Bierce et son dictionnaire du diable ou les Nouvelles en trois lignes de Fénéon.. juste de les étouffer sous leur tombereaux de platitudes.
    happy good london !

  2. monesille dit :

    Je ne connaissais ni les uns ni les autres (bierce, fénéon et becque) et je viens de m’en payer une bonne tranche (de rire !)

  3. Leodamgan dit :

    Dans le genre non-écriture, j’ai aussi Marc Lévy. J’en ai lu un (si, si…) et même j’ai survécu. I am simply the best! 😉

  4. wurtzele1 dit :

    Tout cela est joliment dit avec, en prime, un choix juste des images évoquées!

    J’ai également beaucoup de mal à entrer dans son univers de fadaises positivistes, issues invariablement du croisement d’un ésotérisme de foire avec une cosmogonie bisounours.
    Remarquez que mettre son « talent » au service du prêt à penser, est une recette gagnante depuis des millénaires 😉

  5. Ah, oui, ils se font des couilles en or ces « écrivains » car la majorité, hélas non silencieuse, est un peu, beaucoup, passionnément, et pas pas du tout au choix, un peu biesse, un peu facile à contenter, un tantinet gentille et je me retiens pour le reste . Ca existe, ça a toujours existé, ça existera toujours, hélas, c’est là qu’est l’hélice à l’os. Seul le politiquement incorrect nous sauvera tout comme la liberté de penser, comme dirait l’autre, assez bêtement, mais assez justement. Je m’en vais découvrir ces personnages dont vous parlez…

    • bah, ils vendent beaucoup parce qu’ils ont la promotion qui va avec, télés, radios, service de presse musclés et copains complaisants…sont là pour faire du bruit, de la fumée, de la poussière.
      après, la pousisère retombe – qui se rappelle aujourd’hui du titre du livre le plus lu en 1930 , ou en 1970 ? – et on peut tranquillement découvrir des trucs qui nous surprennent.

  6. ◘ẅ◘ dit :

    « L’Alchimiste » m’a profondément ennuyée. Je n’ai pas lu Éric-Emmanuel Schmitt. En revanche, je vais voir ces gens dont vous parlez plus haut 😉

  7. Leodamgan dit :

    Dans le genre platitudes rabâchées, il y a le fameux « Ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Je ne peux m’empêcher aux accidentés de la route qui survivent en fauteuil roulant.

  8. Polina dit :

    L’humour et l’à propos dans l’absence de sérieux : joliment envoyé Orni !

  9. Langda dit :

    Ben moi, l’Alchimiste, j’avais beaucoup aimé, et certains textes de Schmitt tiennent la route ( Oscar et la dame rose, Milarepa, Lorsque j’étais une oeuvre d’art…). Vaut mieux lire ça quand on est ado, pour des adultes ça paraît dire des évidences souvent. Et puis le problème de ces auteurs, c’est qu’ils écrivent trop, donc ça devient répétitif, un peu comme Werber. Ça devient des usines à roman pseudospirituels alors qu’au départ ils avaient qqch.

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