Réalité migratoire, point final.

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3 septembre 2015 par L'Ornitho

Réalité migratoire.

Des images accusatrices, comme celle-ci, pour nous rappeler que nous sommes tous complices de la misère du monde, et pas simples témoins.

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Il s’appelait Aylan Kurdi, originaire de Kobane en Syrie. Il avait 3 ans et n’a rien connu d’autre que la guerre…

Ça change des images positives trop souvent utilisées par les ONG ou organismes d’aide humanitaire (cf Unicef), qui gomment notre responsabilité derrière des sourires d’enfants qui sont comme autant d’artefacts. Sur ce point je suis en désaccord total avec la communication de l’Unicef (entre autres).

Pour le reste je soutiens leur travail à 100%, parce que derrière ces organismes ce sont aussi des visages, de simples humains, confrontés chaque jour à cette horreur que les pouvoirs ont la possibilité d’arrêter – mais pas la volonté.

Nous avons une part de responsabilité – ne fût-ce que par la manière dont nous choisissons nos élus, les gens qui « agissent » en notre nom.

Nous pouvons cesser de regarder, et agir, chacun à sa manière, comme il peut !!

Un peu partout se mettent en place des actions de solidarité, en voici une ici sur Charleroi :

https://www.facebook.com/events/754649224663083/

La pire des frontières est celle de nos préjugés.

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18 réflexions sur “Réalité migratoire, point final.

  1. Ils (s’)échouent… mais pas à l’école.

    Certains rentrent quand d’autres sortent.
    Le premier râle parce qu’il commence une nouvelle année.
    Le second se tait parce sa vie finit cet été.
    Les premiers, pas content s’ils échouent à l’école.
    Quant aux autres, sous le silence des hommes, s’échouent sur nos plages.
    Il faut absolument que nos enfants passent.
    Par contre ces petits enfants ne doivent pas passer même s’ils s’échouent.
    Un beau bac à sable pour que nos enfants jouent tandis que l’autre reste inerte la tête dans le sable.
    Après tout, mon enfant assis confortablement sur un banc observe le tableau avec attention.
    A côté flotte ce petit corps inerte dessinant avec les bancs de poissons le tableau d’une vie.
    A présent nos enfants sortent les livres en même temps que d’autres se délivrent de leur quotidien.
    Le premier cherchant à s’instruire et le second à survivre.
    Tous les jours, ce petit réfugié a la trousse et voudrait s’asseoir à côté des miens qui eux sortent la trousse de leur cartable afin d’écrire le livre de sa vie.
    Mon enfant charge son stylo de cartouche pour écrire les règles, quelque part ailleurs la règle veut que les cartouches se chargent d’écrire la fin d’une vie.
    La corde à sauter amuse bien mes filles dans la cour pendant la récré.
    Dans une autre cour, des corps pendent au bout d’une corde.
    Ils ont fait le choix de lever l’ancre pour nous rejoindre dans l’espoir d’une vie meilleure.
    Quant à nous, l’encre révèle leurs récits.
    Ne les bloques pas ! Parce que l’histoire note dans les livres notre détachement.
    Nos obstacles délivrent un spectacle que nous n’apprécions plus.
    Regardez cet enfant qui échoue à l’école de la vie.

    Mohamed Moussaoui.

  2. Mise au point pour couper court aux contrevérités qui circulent.

    À quoi les demandeurs d’asile ont-ils vraiment droit?

    nb : fedasil ; organisme fédéral (gouvernemental) qui à la chage de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile.

    nb2 : CPAS – centre public d’aide social, le minimex est à la Belgique ce que le RMI est à la France

    Beaucoup de contrevérités circulent sur ce que les demandeurs d’asile reçoivent en arrivant en Belgique. Fedasil met les points sur les i.
    1540

    Ainsi, on a pu lire sur Facebook qu’une famille de deux enfants recevait 4 140 euros. Cette information a notamment été rectifiée par le Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration (N-VA). Fedasil, l’agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile, explique sur son site à quelle aide matérielle les migrants ont droit une fois qu’ils ont introduit une demande d’asile.

    Besoins de base:

    On commence par assurer les besoins de base des demandeurs d’asile: un lieu pour dormir, de quoi se nourrir, des dispositifs sanitaires et des vêtements.

    Cette aide s’organise dans les centres collectifs de Fedasil ou de la Croix Rouge, mais aussi dans les habitations individuelles des CPAS ou des ONG.

    Soutien financier:

    « Les demandeurs d’asile ne bénéficient pas de soutien financier, uniquement d’un montant limité pour les besoins quotidiens » indique Fedasil. Le montant de cette somme dépend de l’endroit où résident les demandeurs d’asile.

    Dans un centre d’accueil:

    Les centres d’accueil couvrent tous les besoins de base. Les demandeurs d’asile adultes reçoivent 7,4 euros d’argent de poche par semaine en plus.

    Dans une habitation d’un CPAS ou d’une ONG:

    « Les CPAS ou les ONG perçoit des subsides de Fedasil pour proposer une aide matérielle aux demandeurs d’asile qu’ils accueillent dans les habitations individuelles ».

    Si les demandeurs d’asile doivent assurer leur subsistance eux-mêmes, « ils reçoivent une allocation de 60 euros par semaine et par adulte. Avec cette somme, ils doivent acheter de la nourriture pour trois repas quotidiens, ainsi que les produits d’hygiène comme du shampoing et des rasoirs ». Donc pas vraiment de quoi devenir riche.

  3. Autre canard auquel il faut tordre le coup : l’augmentation de l’immigration, ici en Belgique

    Alors que les derniers sondages indiquent que l’immigration est la préoccupation numéro un des Belges, les chiffres sont clairs: ladite immigration est en baisse depuis plusieurs années en Belgique. L’écrasante majorité des immigrés sont des ressortissants de l’Union européenne.

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_rapport-du-centre-federal-l-immigration-continue-de-baisser-en-belgique?id=9069828

  4. monesille dit :

    Oh ma petite fée bleue si tu pouvais faire quelque chose pour cet enfant, pour tous ces enfants !

  5. L’homme est un cauchemar qui rêve de miracles.

  6. Leodamgan dit :

    Ce que je trouve navrant c’est qu’il faille une image choc pour que les gens s’émeuvent.

  7. Mél@nie dit :

    😦 j’ai hésité avant de biffer « like »… 😦

  8. brindille33 dit :

    Ah ,! Bien cher ami virtuel. Comme j’entends les mots.
    Un long mois après cet enfant victime de la guerre et jeté en pâture comme un os à ronger par les médias est une honte. Il manque à cette photo tous les enfabts, les civils morts pour se libérer des dictatures, il y manque des milliers de corps alignés àses côtés, qu’en reste t-il ?
    Avec toute ma compréhension.

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